Game Over

Mais tu dis Que le bonheur est irréductible
Et je dis Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours
Destitués
Et vice et versa

A l'époque de La Télé des Inconnus, entre 1990 et 1992, il était bon que la télé soit ringarde ou poubelle car elle était aussitôt flinguée par le trio magique. En terminale, en 1987, quand je rentrai déjeuner à la maison, je ne ratais pas la vraie émission Tournez manège qui était même parfois plus drôle que la parodie. On imagine ce qu'ils pourraient inventer comme sketchs aujourd'hui avec la télé-réalité entre autres. Pour moi, le moteur et le plus iconoclaste du groupe était Didier Bourdon. Chacun a fait ensuite une carrière solo intéressante, notamment Bernard Campan dans des rôles émouvants (Se Souvenir des belles choses de Zabou Breitman en 2001). Didier Bourdon s'est même récemment essayé à la chanson: on peut plus rien dire. Outre les parodies d'émissions comme les débats sur Arte, Fort Boyaux ou de feuilletons (cf ci-dessous), le trio ne rate pas les travers caricaturaux des différentes catégories socio-culturelles et autres tribus: les BCBG, les hardos, les chasseurs, les profs, les hommes politiques,... Le sketch sur les sectes en décrit tous les mécanismes (le gourou, la dynamique de groupe) et évite ainsi la lecture de livres de psychologie ou de sociologie. Pour confirmer l'entrée des Inconnus dans la légende des Grands du rire, certaines expressions plus vraies que nature sont maintenant dans les conversations de tous les jours: « Ngolo-ngolo dans la case » « Vous pouvez répéter la questiooon ? », « Cela ne nous… regarde pas. ».
Cà te barbera
Au cinéma, on peut les retrouver dans des films très inégaux mais avec des scènes d'anthologie quand même:
Les Trois frères
le notaire
1985 : Le téléphone sonne toujours deux fois (réalisé par Jean-Pierre Vergne). J'aime beaucoup le portrait-robot.
1995 : Les Trois Frères (réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan)
1997 : Le Pari (réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan) (sans Pascal Légitimus)
2000 : L'Extraterrestre (réalisé par Didier Bourdon) (sans Pascal Légitimus)
2001 : Les Rois mages (réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan)
2006 : Madame Irma (réalisé par Didier Bourdon et Yves Fajnberg) (sans Bernard Campan)
Alfred Capus
![]() |
![]() |
Au sens large, une série télévisée est un ensemble de métrages télévisés de fiction constitué d'« épisodes » construits autour d'un ou plusieurs éléments communs, essentiellement des personnages récurrents. Selon cette définition, la série s'oppose aux téléfilms qui constituent chacun une unité de programmation. Au sens strict, la série télévisée est une fiction à épisodes où chaque épisode est indépendant. Selon cette définition, la série s'oppose au feuilleton télévisé. En effet, dans le feuilleton, il faut théoriquement suivre l'intégralité des épisodes, dans l’ordre chronologique, pour comprendre l'intrigue, chaque épisode étant la suite du précédent. Dans une série-feuilleton, il n'est pas nécessaire de regarder les épisodes dans l'ordre où ils ont été tournés mais une trame longue se joue sur toute la durée de la série et sert de fil conducteur. Il est donc préférable de regarder les épisodes dans l'ordre où ils ont été tournés. C'est le cas par exemple de La Petite maison dans la prairie ou Clair de lune.
![]() |
![]() |
![]() |
Les séries TV qui cartonnent aujourd'hui sur l'ensemble des chaînes et dans les ventes de DVD sont donc plutôt des feuilletons et je n'en parlerai pas, sauf aujourd'hui. 24 heures chrono, Lost, Heroes, Prison break, Desperate Housewives...ont certainement leurs qualités car il y a derrière tout le savoir-faire hollywoodien. Néanmoins, comme le prouve aujourd'hui la grêve des scénaristes, ce sont des projets industriels qui ont réussi. Il n'y a pas de créateur au sens strict. Une équipe de scénaristes est réunie autour d'une table pour trouver des personnages, un décor, une trame et des rebondissements. On ajoute à cela des dialogues relevés et le public décide du 1/10 ème qui survivra à la première saison voire à l'épisode pilote ou à quelques autres.

Desperate Housewives
Plusieurs choses me gênent. D'abord le risque d'être accro car on ne peut pas voir les épisodes dans le désordre. Le plus motivant est de les suivre chaque semaine en même temps que tout le monde. On bloque donc une ou plusieurs soirées par semaine devant sa télé. Si l'on achète l'intégrale en DVD, on risque l'overdose ou la lassitude. J'ai essayé la première saison de 24 Heures dont on m'avait dit qu'on ne pouvait pas se détacher avant la fin. A 6 heures du matin, sachant qu'il restait rien moins que 18 heures, j'ai regardé plus irrégulièrement, oubliant l'épisode précédent, avant de jetter l'éponge. Il est par ailleurs trop facile de décoder les mécanismes archi-stéréotypés. Comme il faut satisfaire toute la famille, des histoires dans l'histoire s'imbriquent: une liaison amoureuse pour madame, l'enlèvement de la fille du héros pour les ados. La trame segmentée est censée nous pousser vers l'épisode suivant, avide deconnaître la suite. Pour moi, cela n'a pas fonctionné.

Prison Break
J'évoquerai donc épisodiquement certaines de mes bonnes vieilles séries cultes même si je regrette par certains côtés de n'avoir pas vu ces feuilletons qui sont indéniablement des phénomènes de société. Un jour peut-être, pendant les vacances d'été.
A suivre
La IVème dimension
Le Prisonnier
Chapeau melon et bottes de cuir
Colombo
...







