Game Over

"C'est moi, moi sous toutes mes formes! Tintin, c'est moi quand j'aimerais être héroïque, parfait; Les Dupondt, c'est
moi quand je suis bête; Haddock, c'est moi quand j'ai besoin de m'extérioriser."
Hergé

Il est possible de relire Tintin au hasard des albums et d'y retrouver des plaisirs d'enfant. Je crois qu'ils ont à peu près tous été à un moment ou à un
autre mon album préféré: Tintin en Amérique, L'Ile noire, Les Sept boules de Cristal, Objectif
Lune, Les Cigares du pharaon, Le Lotus bleu (l'album du tournant qui fait le plus l'unanimité), Le Sceptre
d'Ottokar, L'Affaire Tournesol. Même récemment, le début de Vol 714 pour Sydney m'a beaucoup fait rire même si la suite est plus
décevante.
Néanmoins, adulte, il est permis en bon tintinophile de considérer le monde d'Hergé comme une fresque, comme une oeuvre complète puisque son
auteur a refusé qu'elle lui survive. D'abord, elle couvre toute l'histoire du XX ème siècle et il est connu qu'Hergé à évolué avec son temps et ses clichés du très
anti-communiste (mais pas si loin que cela de la réalité) Tintin au Pays des Soviets ou de Tintin au Congo, fortement teinté de
paternalisme colonial jusqu'aux guérillas latino-américaines de Tintin chez las Picaros. La Seconde Guerre mondiale contient aussi sa part d'ombre dans la vie du
dessinateur qui rend très intéressante la biographie que nlui consacre Pierre Assouline. La collection est de surcroît un tour du monde et une initiation à la
géographie et aux peuples du monde.De ce point de vue là, notre curiosité doît énormément aux aventures de Tintin.
Je recommande chaleureusement la lecture du très bel ouvrage de Michael Farr, Tintin: le rêve et la réalité, éditions
Moulinsart,2001. Sa lecture a été un vrai bonheur et m'a donné envie de relire les épisodes. Album par album, l'auteur confronte le scénario et les dessins avec les sources
d'inspiration d'Hergé dans la réalité, avec sa documentation, telles les fusées allemandes V2 pour la célèbre fusée. C'est vraiment la genèse de la création, avec ses
actualisations aussi. D'un point de vue biographique, Tintin au Tibet, par exemple, représente la dépression d'Hergé.
|
|
|
|
D'autres types de livres faisaient sourire Hergé qui visait les jeunes de 7 à 77 ans. C'est le
cas l'interprétation psychanalytique de son oeuvre par Serge Tisseron qui ne se prend néanmoins pas trop au sérieux. Il montre bien l'importance de l'apparition des
différents personnages et ce qu'ils peuvent incarner comme part symbolique de la personnalité d'Hergé. D'abord Tintin et Milou, puis l'indispensable capitaine Haddock, le
Professeur Tournesol, la Castaphiore,... Les albums Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge , avec leur mise au point
généalogique constitueraient un tournant à cet égard. Même un album un peu atypique comme Les Bijoux de la Castaphiore semble chargé de sens et a intéressé un philosophe
aussi puissant que Michel Serres.Il est vrai que l'on y voit la société de la communication et du spectacle, représentation de notre modernité dont Séraphin Lampion,
incarnation du beauf, constitue la majorité visible à lui tout seul.
Il y a des gens qui parlent beaucoup
Mais qui disent rien du tout
Il y a des gens qui crèvent de faim
The rich may be rich
The poor may be poor
They all beat the shit off eachother
TC Matic, Putain Putain
Arno Hintjens, c'est d'abord ce taiseux surréaliste à l'accent flamand à
couper au couteau qui peut vous envoûter et/ou pourrir l'ambiance en une demi phrase sur un plateau de télévision mais qui de toute façon vous amène toujours sur son terrain. Je n'ai eu
conscience de son existence qu'après l'avoir rencontré. C'était le 16 février 1986 à Bercy en première partie de Simple Minds. J'étais alors en Première et c'était aussi mon
premier concert entre copains. A l'époque, Arno n'était pas connu et était le leader du groupe TC Matic. Sur le premier titre (Oh la la
la, je crois) la batterie faisait comme un bruit de casseroles, le public s'était mis à siffler et à couvrir de huées tous les morceaux du groupe. Arno avait lancé
à la salle avec son accent imbattable: "ceux qui n'aiment pas qu'ils aillent se faire enculer !". Le groupe s'est séparé peu après et Arno a entamé sa carrière solo.
|
|
Je ne suis pas une communiste |
|
Né à Ostende en 1949, est connu pour sa voix brisée à la Tom Waits et ses textes touchants ou naïfs, ses
influences musicales hétéroclites, de la chanson francophone traditionnelle au rock américain. C'est sur scène que son charisme prend sa vraie mesure comme en témoignent ses deux lives
En Concert (à la française) en 1997 et Live in Brussels en 2005.
Oh La la la
And it rolls
And it goes
I see lovers
And I see losers
And it's heavy
And it's funny
Sparks fly
Tears roll
Oh la la la
Oh la la la
Oh la la la
C'est magnifique
http://www.arno.be/
Et ma télé est allumée , Emma t'es là
|
C'est la série la plus British Way of life. De 1961 à 1969 (The Avengers) puis en 1976-1977 (The New Avengers), John Steed (Patrick Macnee), chapeau melon, costume trois pièces et parapluie, a incarné le flegme et l'humour britannique à la perfection. Cependant, il ne serait rien sans ses partenaires féminines aux bottes de cuir.
|
|
|
|
|
|
|
Cathy Gale saisons 2 et 3 |
Emma Peel saisons 4 et 5 |
John Steed |
Tara King saison 6 |
Purdey seconde série |
J'ai connu la série dans l'ordre inverse de la chronologie. La seconde série a été diffusée en France à partir de 1977 quand j'avais 8 ans et c'est donc avec Purdey et Gambit que j'ai connu Chapeau melon. J'ai récemment revu le premier épisode, Le Repère de l'aigle, dans lequel un groupe de faux moines tente de réanimer le corps d'Hitler. Lorsque Purdey découvre le visage du Führer, elle crie "oh, mon Dieu !". Un chef nazi arrive alors derrière elle révolver au poing et dit "Non ma chère, MON Dieu !". Très drôle et ce 4 ans avant Les Aventuriers de l'Arche perdue.
Dans les années 1990, M6 rediffusait en boucle les épisodes avec Emma Peel et Tara King, tous les samedi à 17H15. C'est ainsi que j'ai pû les voir (et même revoir) tous ou presque. J'en ai d'ailleurs regardé à l'époque des concours tout en révisant, à moins que ce ne soit en révisant que je les regardais...Il faut dire que j'aime particulièrement le début des intrigues, un mélange d'espionnage et de découvertes scientifiques. La suite, poursuites et bagarres, est plus répétitive et je déconnectais après la pause publicitaire.
Des quatre principales actrices ayant accompagné John Steed, Honor Blackman, Diana Rigg, Linda Thorson et Joanna Lumley, je suis d'accord avec Matmatah pour dire que Diana Rigg est l'une des actrices les plus sexy qui ait envoûté notre jeunesse.



