Game Over

Sous les pavés, la plage (oeuvre collective)
La chienlit non ! (général De Gaulle)
Mai 68, c'est la conjonction de 3 crises qui en s'additionnant finissent par créer une situation vraiment révolutionnaire.
| La crise étudiante |
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La crise étudiante commence à la faculté de Nanterre avec la création du mouvement du 22 mars où s'illustre la figure emblématique et charismatique du mouvement Daniel Cohn-Bendit, un étudiant en sociologie qui se dit anarchiste. C'est la fermeture de Nanterre par le Doyen le 2 mai qui déplace la crise vers la Sorbonne soit en plein Quartier latin à Paris. L'intervention de la police à l'intérieur de la Sorbonne le 3 mai pour arrêter les leaders étudiants provoque les premiers affrontements. Le mouvement étudiant se structure difficilement et s'improvise au cours des manifs des 6 et 10 mai au départ de la place Denfert-Rochereau jusqu'à la fameuse nuit des barricades du 10-11 mai. On joue à la révolution, on refait 1848 et le spectacle de la rue Gay-Lussac au petit matin semble confirmer cette interprétation.
Phase 1 (3-13 mai)
La crise sociale
Le 13 mai, la grêve générale est décidée. Un défilé unitaire doit symboliser l'alliance des étudiants et des syndicats. Le soir, la sorbonne est occupée. En province, des usines sont occupées. Le 20 mai, la grêve se généralise (8 millions de grévistes, record de France !) et l'économie du pays est paralysée. Après des négociations secrètes entre le ministre du Travail, un certain Jacques Chirac, et le leader de la CGT, Georges Séguy, les accords de Grenelle sont signés le 27 mai sur des revendications classiques comme la hausse des salaires et l'amélioration des conditions de travail. Les protocoles d'accord sont rejetés par la base. La crise devient politique car les institutions (dont font partie les syndicats) ne représentent plus rien ni personne.
| Phase 2 (13-27 mai) |
La crise politique

Le 27 mai, le meeting de Charléty aurait dû représenter la reprise en main du mouvement par les hommes politiques de gauche. Pierre Mendès-France n'ose pas lire l'allocution que lui a écrit le leader du PSU (Parti Socialiste Unifié), Michel Rocard. Il est probablement que ce symbole de la IVème république aurait été sifflé. François Mitterrand déjà (ou toujours) opportuniste se dit candidat à un gouvernement provisoire. C'est là que de Gaulle s'en sort par un magistral tour de passe-passe. Le 29 mai, il disparaît au sens propre. Nous savons aujourd'hui qu'il se rend à Baden-Baden auprès du général Massu pour prendre du recul. Le 30 mai, Jacques Foccart et le SAC organisent une manifestation gaulliste sur les Champs-Elysées dont le succès surprend tout le monde y compris les organisateurs. De Gaulle annonce la dissolution de l'Assemblée Nationale et c'est donc le recours aux institutions de la Vème République qui sauve le régime. A partir de ce moment là, chacun se concentre sur l'enjeu électoral. Le travail reprend progressivement le 4 juin. Lors des législatives des 23 et 30 juin, c'est un raz de marée UDR (le parti gaulliste). Comme toujours dans ces cas là, les électeurs ont voté retour à l'ordre.
Phase 3 (27 mai-4 juin)
A suivre: une pensée 68 ?


