Slainte Mhath
 LE PUB
         

 

 



 testez l'ambiance !

         

 Il faut cultiver notre jardin

Voltaire,Candide

         

  "  Si quelquechose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse "

 

 

CREDO

  "Je suis un mélange d'anarchiste et de conservateur, 
dans des proportions qui restent à déterminer"

  
Le Président
Emile Beaufort
(Gabin / Audiard)

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  • : Slainte Mhath signifie "A la vôtre !" en écossais (prononcez slantch va !). C'est un hommage à mon chanteur préféré,Fish (ex-Marillion).L'alcool tue lentement mais puisqu'on n'est pas pressé, prenons le temps de partager nos sentiments dans ce pub virtuel
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Moralité

Prends le bon chemin, 
Ne marches pas dans l'ombre, 
Suis ton instinct, 
Et n'aies peur de rien

                 MERZHIN

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Vendredi 30 novembre 2007
Mais c'est la mort qui t'a assassiné...
                                                        Marcia Baila
 
         Frédéric Chichin (1954 - 2007)
 
 
           Groupe emblématique des années 80, les Rita Mitsouko relançaient vraiment leur carrière en 2007 avec l'album Variéty. La mort de Fred Chichin mercredi dernier les fait entrer dès à présent dans la légende. C'est le temps et la bonification qui déterminent qui est Grand et qui n'est que  main courante dans l'univers (im)pitoyable du show-biz. Les Rita sont grands parceque l'excentricité n'était pas un masque dissimulant une absence d'imagination ou de talent à l'instar du sexe et de l'ultra-violence dans la littérature et le cinéma. L'énergie charismatique de Catherine Ringer , les expériences musicales du dandy longiligne et anguleux Fred Chichin en ont fait un duo beaucoup plus équilibré que celui de Niagara par exemple.
           
 
 
 
         Adolescent dans les années 80, je n'étais pas un afficionado des Rita. Pire, l'usage systématique du hit  C'est comme ça dans les soirées m'agaçait autant que le Et je rêvais d' un autre monde de Téléphone. Je devais à l'époque dissimuler mon goût non homologué pour Indochine et  ma passion pour Marillion ou Metallica était incompréhensible pour la plupart de mes camarades de classe du V ème arrondissement de Paris qui affichaient un goût bien stéréotypé pour The Cure, groupe dont il ne reste rien  aujourd'hui. Finalement, la sympathie que j'avais pour les Rita était déjà liée à leur personnalité d'irréductibles. J'avais pu assister en direct à l'attaque éthylique du génial briseur de tabou Gainsbarre dans Zénith sur canal +. Catherine Ringer ne s'était pas laissé impressionner par le mythique personnage et avait réussi ce que n'avait pas su faire Guy Béart sur le plateau d' Apostrophes: trouver les armes pour le moucher.
 
 
 

 

 
 
           Fred et Catherine habitaient près du canal Saint-Martin et nous étions donc presque voisins entre 1990 et 1995. C'est un quartier qui leur correspondait plus qu'à moi.
 
 
  Ding Ding Dong
(Ringing at your Bell)
 
 
Taratata - Mai 2007
 
 
par Slainte Mhath publié dans : musique
Mercredi 28 novembre 2007

Le sérieux, ce symptôme évident d'une mauvaise digestion.

                                               Nietzsche

 

 

      On ne propose plus guère de digestifs en fin de repas sans doute parceque cela ressemble trop au p'tit dernier pour la route. On en est donc réduit à terminer la soirée avec un pisse mémé ou dans le meilleur déca. Les digestifs auraient pu en être réduits à faire flamber les crêpes. Pourtant, les ventes de ces eaux de vie (Cognac, Armagnac, Calvados,...) et de ces liqueurs (Cointreau, Grand Marnier) sont excellentes particulièrement sur les autres continents. Ainsi, le Cognac est l'un des produits français qui a le mieux adapté son marketing à la mondialisation. Aussi est-il un symbole de luxe comme en Asie (Singapour en particulier). Aux Etats-Unis, les rappeurs blacks en ont fait un symbole distinctif quand leurs homologues blancs sont restés fidèles au Whisky. Chacun sa Mafia ,Chacun sa mille-fa [...] Sip your cognac. Avec le retour du froid, il est bon de humer leurs vapeurs avant de se réchauffer le gosier.

 

 


par Slainte Mhath publié dans : bar
Lundi 26 novembre 2007

j'l'ai pas voulue cette putain de guerre

                                                                   John Rambo

      

         La guerre du Vietnam a été la première guerre filmée et donc pensée en couleur. Les images passaient quasiment en direct à la télévision pour le plus grand malheur des Etats-Unis et leur image de grand pays civilisé. Depuis d'ailleurs, l'US army a le contrôle de la mise en scène des conflits (guerre du Golfe, deuxième guerre d'Irak).

 

Rappel des (mé)faits

(attention ! Images difficilement soutenables)

       

      On croît connaître la guerre du Vietnam grâce aux films américains mais du coup, on en a oublié les mécanismes géopolitiques. La persécution des bonzes par le régime autocratique sud-vietnamien de NGo Dinh Diem provoque son renversement par la CIA et l'armée américaine intervient alors directement dans le conflit contre le vietcong. Nous sommes en 1963. Un an après la fin de la guerre d'Algérie, les Américains s'enlisent dans le même type de conflit assymétrique du faible (guérilla, terrorisme) au fort (bombardements aériens au napalm). La défaite (la première de l'histoire des Etats-Unis) et le départ précipité et honteux de 1975 laissent un traumatisme que le cinéma va aider à exorciser jusqu'au milieu voire la fin des années 80.

 

 

          De nombreux grands cinéastes ont voulu avoir leur film sur la guerre du Vietnam. Le plus grand d'entre eux Stanley Kubrick est d'ailleurs arrivé un peu tard avec Full Metal Jacket (1987). Son film ne renouvelle pas le genre même si la mise en condition des GI'S (le fameux Sir, yes Sir! ) dans la première partie et la recherche du tireur embusqué à la fin sont de grands moments de cinéma.

 

Smiley militaire 2942.gif

       

            Mes deux favoris sont en fait les deux premiers dans l'ordre chronologique: Voyage au bout de l'enfer (titre original = The Deer hunter = le chasseur de daim) de Michael Cimino (1978) a longtemps été mon film préféré. Tourné 5 ans après Délivrance de John Boorman (1972), le film de Cimino, lui emprunte plusieurs idées: un groupe d'amis quitte un environnement paisible et civilisé pour un territoire inconnu et hostile où ils ne sont pas les bienvenus, où ils seront confrontés à une violence extrême et à la mort. Divisé en trois partie, on y voit la vie des ouvriers de la sidérurgie dans la région de Pittsburgh et des Appalaches. La psychologie des personnages laisse présager de leur capacité à supporter l'horreur de lka guerre (Robert de Niro le fort, John Savage et Christopher Walken plus fragiles). La deuxième partie porte sur la guerre et la troisième sur le retour et les séquelles. Le film comporte, entre autres, une séquence d'anthologie particulièrement marquante, lorsque les tortionnaires imposent aux prisonniers de jouer à la roulette russe.

 

 

       Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, palme d'or du festival de Cannes 1979 (à égalité avec Le tambour de Volker Schlöndorff) présente deux intérêts. Bien sûr la charge contre la guerre moderne (avec le fameux bombardement au napalm sur La Chevauchée des Walkyries de Wagner). Mais c'est aussi une transpostion dans le contexte de la guerre du Vietnam du roman de Joseph Conrad Au Coeur des ténèbres (1898) qui se déroulait au coeur du continent africain. Le capitaine Willard (Martin Sheen) reçoit pour mission, en pleine guerre du Vietnam, de retrouver le colonel Kurtz (Marlon Brando) qui, dans le jungle, au delà de la frontière cambodgienne, s'est taillé un empire sur lequel il règne par le terreur. Le film m'a permis de découvrir les Doors avec le titre The End (1969), particulièrement bien choisi.

 

       

        Platoon (1986) est considéré comme un témoignage plus exact sur la vie quotidienne des soldats, n'éludant aucune question comme la chiasse ou la drogue. Premier film d' Oliver Stone, il mérite l'attention puisque l'auteur a combattu au Vietnam de manière volontaire alors qu'à l'instar de ceux de sa classe sociale, il aurait pu être exempté. On voit d'ailleurs parmis les GI'S beaucoup de jeunes d'origine modeste comme nombre de Noirs. A voir évidemment sur le refus de la guerre du Vietnam la comédie musicale de Milos Forman Hair (1979).

        Brian de Palma a aussi son film sur le Vietnam, Outrages (1989) avec Michael J. Fox et un Sean Penn inquiétant en  criminel de guerre. Je ne dis rien de Good Morning vietnam de Barry Levinson (1988) avec l'insupportable cabotin Robbin Williams. Concernant les traumatismes de guerre, Rambo de Ted Kotcheff (1982) est assez bon tout comme Né un 4 juillet d' Oliver Stone (1989). Pour rigoler, deux films ont traité du mythe des prisonniers américains restés au vietnam: Rambo II La mission ("toi emmener moi Amérique ?") de George Pan Cosmatos et Portés disparus avec Chuck Norris (1984), assez typiques des années Reagan. Après cela, on peut pleinement profiter de Hot Shots II.

 

 
 
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